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Les valorisations non-alimentaires
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L'amidon et les industries papetières
L'amidon est utilisé aux trois principaux stades de fabrication du papier :
- il est introduit dans la masse du papier. Il assure ainsi la cohésion interne de la feuille en formant des liaisons cellulose-amidon-cellulose qui s'ajoutent aux liaisons cellulose-cellulose insuffisantes. La résistance mécanique du papier est ainsi augmentée. L'utilisation croissante de papiers recyclés nécessite des quantités de plus en plus importantes d'amidon permettant de pallier la dégradation de la qualité des fibres lors du recyclage.
- l'amidon est utilisé à la presse encolleuse, pour renforcer la cohésion des fibres superficielles de la feuille et éviter ainsi le peluchage.
- l'amidon est utilisé dans les produits de couchage.
Ces produits sont déposés sur le papier en un revêtement qui permet de masquer les irrégularités de la surface et de substituer à la macroporosité naturelle (effet buvard) une microporosité artificielle propice à l'écriture ou à l'impression.
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Les papiers, cartons, cartons ondulés...
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L'amidon et l'industrie textile
Il est utilisé pour renforcer l'apprêt des fils, fixer les couleurs, servir d'ingrédient dans les produits de lustrage et conférer aux tissus une tenue nécessaire à l'automatisation des découpes et des assemblages.
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L'amidon et l'industrie chimique
L'agriculture a de tout temps fourni produits, matériaux et énergie aux civilisations préindustrielles. Le "végétal" permet, en effet, de fabriquer pratiquement tous les produits issus du pétrole. C'est qu'ils ont la même origine, le carbone. Le "végétal" et, en particulier, l'amidon ont des atouts majeurs. Ils sont renouvelables et neutres vis-à-vis de l'effet de serre. En outre, les produits issus du monde végétal ne sont ni toxiques ni polluants. Enfin, la richesse moléculaire des végétaux (on parle du "cracking de l'amidon" ou de "chimie du végétal") est plus vaste que celle des ressources fossiles.
L'amidon et les cosmétiques, tout une histoire!
- Il y a quelques années à Londres, sur le site d’un temple romain du
milieu du II ème siècle, des archéologues trouvaient dans la boue un pot en
étain pratiquement intact. Son contenu, une crème blanche légèrement
granuleuse, a traversé les siècles grâce au couvercle de la petite boîte resté
hermétiquement clos. Cette découverte a offert aux scientifiques une
opportunité de percer un secret de beauté utilisé par les femmes romaines de
l’antiquité. Le biochimiste Richard Evershed et son équipe, de l’université de
Bristol, ont publié dans Nature les résultats de leurs analyses. Les scientifiques britanniques ont mis en évidence trois ingrédients
majeurs constituant cette crème datant de 150 ans après JC. Le premier est de
la graisse animale provenant de bovins ou d’ovins. Le second, l’amidon, est
toujours utilisé de nos jours dans les cosmétiques pour en diminuer l’aspect
gras. Le troisième élément, l’étain, a convaincu les chercheurs qu’ils étaient
bien en présence d’une crème de beauté et non d’un onguent ou d’un médicament.
En effet ce métal ne faisant pas partie de la pharmacopée romaine, son rôle
devait être celui d’un pigment blanc. L’équipe anglaise a ensuite élaboré une
version synthétique de cette crème et l’a testée. Son application donne une
sensation de gras vite remplacée par un résidu blanc, poudreux et très doux. Ce
produit, qui devait être utilisé comme fond de teint, donnait donc aux femmes
le teint très pâle à la mode à cette époque.
- plus près de nous au XVIIIème siècle les amidonniers étaient les fournisseurs attitrés des parfumeurs et gantiers qui achetaient des volumes importants entrant dans la fabrication des poudres et fards.
-aujourd'hui l'amidon et ses produits dérivés sont des ingrédients traditionnels des industries de beauté qui apprécient son origine naturelle et des multiples propriétés.
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