L'USIPA
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Le Conseil de Direction
Les adhérents

DONNEES CHIFFREES

L'AMIDONNERIE FECULERIE

LES PRODUITS AMYLACES



Un peu d'histoire

L'Usipa est née en 1946 de la volonté de ses membres de maintenir la structure mise en place pendant la guerre pour gérer les approvisionnements. C'était une Union de plusieurs syndicats (amidonniers de maïs, féculiers de pommes de terre, "gluténiers de blé", fabricants de dextrine, de glucose ou bien encore de caramels colorants, tous toujours présents en 2010. D'autres métiers (fabrication de colles, importateurs de manioc, amidonniers de riz...), ont quitté l'USIPA ou bien ne sont plus en activité en France. 

1) De la fin de la guerre aux années 90:

Par rapport à la situation qui prévalait en 1946, de profondes évolutions ont eu lieu pendant les 3 décennies qui ont suivi la guerre :

 De plus d’une cinquantaine d’unités vers 1946, le nombre de féculeries de pommes de terre en France est passé à 3 vers la fin des années 70, puis à 2 aujourd’hui : sites de Vecquemont (Roquette) et Haussimont (Féculerie Haussimont SAS) ;

 Le secteur de l’amidonnerie de maïs a vu sa production se concentrer dans le nord de la France sur les sites d’Haubourdin (Cargill), dans la banlieue de Lille, et de Lestrem (Roquette) dans le Pas-de-Calais, tandis que disparaissaient 2 petites unités, l’une en Alsace, à Logelbach, l’autre dans le Nord, à Aire- sur-la-Lys ;

 La disparition de quelques glucoseries, ainsi que de petites glutenneries et amidonneries de riz , auxquelles étaient parfois associés des glucoseries et des ateliers de fabrication d’amidons transformés et dextrines (à noter toutefois que la dernière petite unité en date, celle des Amidonneries françaises de Valenciennes n’a fermé que récemment, en 1999) ;

 Les fabricants de caramels colorants, de leur côté, construisaient une industrie moderne et adaptée aux attentes de l’industrie alimentaire. Quatres sites sont aujourd’hui en activité : Feurs (Nigay), Boves (Metarom), Cognac (Pecner) et Merville (Sethness-Roquette).

2) Du milieu des années 90 à aujourd'hui

Au cours des 30 dernières années, cette évolution s’est accélérée. Elle a été principalement marquée :

 Par la croissance importante des volumes de céréales mises en œuvre. L’amidonnerie avec 4,8 Mt de blé et de maïs mises en oeuvre en 2009/2010 est aujourd’hui la 3ème industrie céréalière en France après l’alimentation animale (11/12 Mt) et la meunerie (5 Mt) ;

 Par le plafonnement de la production de fécule dû à l’instauration de quotas de production. La fécule poursuit ainsi son mouvement de recentrage sur ses marchés spécifiques ;

 Par le fort développement de l’amidonnerie de blé qui a succédé à la traditionnelle glutennerie de blé. Depuis la campagne 1985/86 (construction de l’amidonnerie de blé de Roquette à Lestrem), le mouvement ne s’est pas démenti avec la construction de nouvelles unités de production à partir de 1992, à Bazancourt, près de Reims  (Chamtor), Nesle, près d'Amiens  (aujourd'hui Syral), Beinheim (Roquette), puis Marckolsheim (Syral) ; dans le même temps, toutefois, l’amidonnerie de blé de Bordeaux était arrêtée, de même que celles travaillant "à contre-saison" sur les sites féculiers ;

 L'amidonnerie de maïs, pour sa part, après une croissance soutenue au cours des années 70/80 et la construction de 2 nouveaux sites à Beinheim (Roquette) en 1975 et Marckolsheim (Syral) en 1992, se maintient à son niveau. A noter toutefois que le plus gros investissement amidonnier récent réalisé en France concerne le maïs (renouvellement de l’amidonnerie de maïs à Lestrem en 2003).

 La dernière évolution en date concerne la naissance d'une amidonnerie de pois sur le site de Vic-sur-Aisne (Roquette).

 



L’Union des Syndicats
des Industries des Produits
Amylacés et de leurs dérivés
(USIPA) est née
de la volonté de ses membres
de maintenir l’existence
de l’Union créée
pendant la guerre
pour gérer les difficultés
d’approvisionnement
en matières premières.

Elle rassemblait
les différents métiers
qui composaient alors
la famille des produits
amylacés (amidonnerie, féculerie,
glucoserie, dextrinerie,
colles, caramels colorants …).


Grâce au développement économique général,

à la croissance de certains secteurs clients
(papeterie-cartonnerie, fermentation, confiserie, …)
qui sont venus largement compenser
le déclin des utilisations traditionnelles
(textiles, colles, …),

ainsi qu’à un contexte économique
et réglementaire stable et cohérent,

le secteur
des produits amylacés
a entamé
une croissance régulière.